• -Euh… Lysie on est où?

    -Contente toi de me suivre pour le moment.

    -Hors de question, j’exige de savoir où tu m’emmènes quand même !

    -Tu exiges? Bien ton fiancé aussi exige, veut tu vraiment que j’accède à ton exigence puis à celle de ce prince violent et vaniteux?

    Et allez, elle a encore gagnée ! J’en ai marre, apparemment seul mon argent fait que l’on me respecte ! Et ce cher argent, et bien, c’est mon père qui le possède pas moi…Alors que l’on descendait de cheval Lysie me lança, tranquillement :

    -Je suppose que cette endroit doit te dire quelque chose?

    -Et bien, en fait oui, mais je ne sais plus où je l’ai vu !

    -C’est normal, sa va te revenir petit à petit, en attendant, on doit voir une amie à moi.

    -C’est pas le lieu que l’on nomme l’antre pécheresse?

    -Euh, où as-tu entendu ce nom?

    -J’en sais rien, bon on va la voir ta copine? D’ailleurs pourquoi on va la voir?

    -Attends deux secondes et tu vas le savoir !

    Alors que je m’apprêtais à reposer une question ( et oui je suis du genre curieuse), la porte de la cabane en rondins de bois s’ouvrit à la volée et une crinière rousse lisse comme je n’en ai jamais vu se précipita sur Lysie en hurlant : « je le savais que tu réussirais, je le savais, je le lui ai dit ! » Vu la force avec laquelle la jeune femme se jeta sur elle, je n’aurais pas été surprise de voir Lysie s’effondrer sur le sol, mais non, rien de ce genre ! Elle réussit à tenir sur ses deux pieds sans même reculer !

    -Calme toi un peu Talia tu veux !

    La prénommée Talia se dirigea vers moi et eut une moue, sceptique? Je n’en savais rien !

    -Tu es sûr que c’est elle, elle ne lui ressemble pas vraiment…

    -Il nous avait bien dit qu’elle ne lui ressemblerait pas forcément, comme quoi qu’il a toujours raison !

    Une voix glaciale retentit, une voix qui a mon humble avis n’avait rien d’humaine.

    -Te voici déjà, Lysie? Tu m’explique pourquoi elle est habillée comme une paysanne.

    -Comme tu peux le voir. Un prétendant un peu trop effronté, qui la poursuit comme un chien poursuit un lièvre.

    -Tu aurais dû tirer dessus…

    Le regard que Lysie lui envoya aurait suffi à me faire rentrer sous terre mais lui se contenta de rire. Enfin lui, pour être franche, je ne sais même pas si c’est un homme ou une femme.

    -Alors comme ça, se serait elle l’avarice?

    -Et oh, c’est toi qui les a connu toutes les sept, pas moi !

    -Certes mais il faudra malgré tous que tu ailles dans l’Empire, seule leurs parents pourront les reconnaitre.

    -J’ai compris, on prend nos chevaux et on fous le camps…

    -C’est tout à fait cela, bonne journée ma chère, madame, dit il en s’inclinant bas devant moi.

    Lysie soupira et remonta sur son cheval.

    -Ma belle, go.

    Je soupirai moi aussi mais n’en dis pas plus.

    Après trois quart d’heure de galop, Lysie sauta à bas de son cheval et me regarda en faire de même, mais en m’étalant dans… oh non, du crottin de cheval ! Un sourire indulgent éclaira, ses lèvre, enfin c’Est-ce que je pensais voir. Ma compagne me tendit la main.

    -J’ai mis plusieurs mois avant de restaurer mon équilibre.

    -Qui Est-ce que l’on a vu?

    -Il ne vaut mieux pas que tu le saches, crois moi…

    -De qui parlais t il quand il, ou elle, a parlé de leurs parents?

    -Il… Tu le sauras en tant voulu. En attendant, nous allons camper ici.

    -Et comment allons nous nous nourrir?

    -Il y a du gibier…

    -attends deux secondes ! Tu sais chasser en pleine nature, sans surveillance?

    -J’ai passé mon enfance dans ce marais. Donc, je sais me débrouiller. Pour te dire la vérité, la personne que l’on a rencontré tout à l’heure est mon père.

    -C’est donc un homme !

    Le rire de Lysie me fit sursauter.

    -C’est vrai que l’on ne le devine pas tout de suite.

    Et elle partit chasser. Elle revint quelques heures plus tard avec deux sangliers, qu’elle trainait mort derrière elle. La nuit étant tombé, je ne la vit pas correctement mais alors qu’elle allumait le feu ( ne me demandait pas comment elle s’y est prise mais le feu s’alluma en deux secondes et encore mieux, il avait une couleur bleue azur, incompréhensible). Et c’est là que je vis ces blessures. Son arcade sourcilière gauche saignait abondamment et sa jambe était ouverte de la cheville au genou.

    -laisse moi les boyaux sur le coté s’il te plaît et éloigne toi du feu.

    Surprise… Lysie m’écouta. Après les avoir dépecé, elle me tendit les boyaux et me regarda trancher les boyaux avec le petit couteau en or que mon père m’avait offert, il y a de cela des années. Je pense que je la surprit encore plus quand elle me vit tirer une épingle de mon corsage. Devant son air interrogatif je lui répondait :

    -Etant donné que ma taille est trop fine, j’ai été obligé de la maintenir avec une des épingle qui se trouvait dans le coin.

    -Et tu as réussi à le faire tenir comment?

    -J’ai enroulée le tissus, comme ceci, commençait je en le lui montrant, et j’ai passé trois fois l’épingle dans les deux tissus, comme cela.

    -mais euh, tu comptes faire quoi?

    - suturé cette plaie. Et arrête de bouger, je sais m’y prendre.

    -Cette quoi cette plante.

    -Arrête de poser des questions, ou je laisse ta jambe pourrir et s’infecter !

    Et elle ne dis plus rien. Elle me regardait faire, ébahis. Et oui personne ne sait qu’un médecin m’avait enseigné l’art de la guérison.

    -Et voila, jambe presque comme neuve !

    -Merci, Yila…

    -Ne me remercie pas trop vite, on va attendre d’atteindre une ville pour faire vérifier ça. En attendant, autant dormir, car je suppose que l’on va avoir du chemin demain.

    -Oui sans doute.

    Et nous nous endormîmes. Mais alors que la lune atteignait son apogée, j’entendis un drôle de petit gémissement. Comme un chat qui se casse la pate, vous savez? Cela venait d’un petit buisson qui se trouvait sur ma droite. Je tournai la tête, un petit œil ambre me regardait dans le creux que formait le feuillage. Je décidai de me lever, et me dirigeait vers le petit feuillage.

    -Oh mon dieu !

    Je prenais la petite boule de poil dans mes bras, une adorable panthère, encore bébé, se pelotonna dans mes bras.

    -Lysie, lèves toi !

    -Que se passe t il? Marmonna-t-elle.

    -On a un visiteur. Comment se fait il qu’une panthère se trouve ici, dans cette forêt?

    -Nous ne sommes pas loin de la lisière de la forêt et par conséquent du désert. Il se peu qu’elle est été rejeté par la famille.

    -Pourquoi rejeté?

    -tu vois cette marque dans son pelage, c’est un coup griffe et adulte qui plus est, les petits encombrants ou menaçant sont éjectés de la meute à partir de coups de griffe, le plus souvent sur le flanc. Je pense pouvoir la soigner mais on la laisse là ensuite.

    -Elle est trop jeune pour se nourrir et réfléchis, toi qui voulait nous payer des mercenaires, une panthère même bébé serait plus efficace, non? Et puis regarde elle est si mignonne. Lysie pourquoi tu rigoles?

    -Je n’aurai jamais cru que tu sois capable de sentiments. OK, c’est bon, gardons cette boule de poil. Maintenant, si ça ne te fais rien, j’aimerais allez me coucher.

    Et nous regagnâmes nos lits, moi accompagnée du petit félin.


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