• -Tu sais faire un lit? C’est impossible !

    -Je sais même broder, c’est l’une des rares chose pour laquelle je suis douée, avec la couture bien sûr. L’un va avec l’autre.

    Son visage exprimait clairement ses pensées : « Si elle, elle est capable de se servir de ses mains pour faire autre chose que compter son argent alors on n’est pas sorti de la merde. »

    Bien sûr, je prit soin de me taire mais l’idée d’être haïe par tous n’est pas très réconfortante ! Imaginez vous prendre un bain avec des anguilles électriques et vous aurez une bonne idée de l’effet que cela peut faire. En attendant d’être seule pour méditer sur le meilleur moyen d’améliorer nos relations, je prenais la direction de la rivière avec Lysie, et en silence. Nous ne portions toutes les deux que de simple peignoir de laine qui grattait autant que si je m’étais immiscer dans un champs d’ortie. Rien à voir avec la soie que je portais habituellement mais, comme cette chère Lysie me l’avait dit, soit j’acceptais ceci soit elle me laissait sans rien sur le dos. J’avais choisi la première option. De nombreuse femmes mais aussi beaucoup d’homme était déjà au fleuve en train de se baigner. Une amie de Lysie se tourna vers moi et me lança, brusquement joyeuse, elle toujours si taciturne,

    -c’est le point de rendez vous des célibataire…

    -Inutile de parler de célibat, elle ne connait pas le sens du mot amour, sauf lorsqu’il s’agit de son argent.

    -Lysie, pourquoi tu es aussi désagréable brusquement?

    Elle haussa les épaules et rejoignit le fleuve en courant tout en se débarrassant de son peignoir une fois dans l’eau. Nous nous joignîmes à elle. A peine mon peignoir défait, un homme me bousculait, notre âge ( bon il est temps de le dire maintenant, on a toute 21 ans, c’est la raison pour laquelle mes parents était si presser de me marier, il craignait pour la descendance). Une tête de plus que nous, les yeux bleus azur dans une peau basanée et les cheveux blond cendré, il s’agissait de MON incarnation du beau gosse !

    -Emrik ! Fiche la paix à cette fille si tu veux encore être en vie dans quelque mois !

    Lysie? Bon sang, mais que lui avais-je fait? Mais j’avais d’autre problème pour le moment. Ce regard joyeux et taquins, qui envoûte toutes les femmes en quelque seconde, je l’avais déjà vu quelque part, mais où? Pas moyen de m’en souvenir ! Alors que je réfléchissais, des hennissements se firent entendre dans la plaine, quoique amoindrit par les roseaux. J’entendis un homme de 30ans confirmait mes crainte :

    -Le roi, la reine, toute la cour s’est déplacée par ici !

    -Non !

    Le cris de Lysie surprit tout le monde.

    -Mais que font-ils ici?

    -Ma pauvre Lysie, toujours en retard quand aux nouvelles… soupira le magnifique, pardon non divin Emrik. La princesse est disparue, on ignore tout, on pense même que « Saphiros » l’a enlevée, absurde non?

    Explication : « Saphiros » était un voleur dont je n’ai jamais vu le visage mais seulement ses yeux, d’un beau bleu et qui devait, à mon avis, prendre son pieds lorsqu’il me volait mes bijoux, c’est à dire à chaque nouvelle lune. Et comme un fait exprès, il ne prenait que ceux que j’adorais porter. Je me tournai vers Lysie, qui approuva ma question silencieuse en un hochement de tête, on prends les vêtements des pauvres paysannes que nous sommes censée être et que nous avions emportés, à la place de nos vêtements d’équitations, et nous prenons nos jambes à nos cou. Comme prévu, nous ne serions que deux à partir, pour ne pas attirer l’attention. Nous passâmes devant mes parents sans encombre, persuadés sûrement que j’avais conserver mes parures !, mais toutefois angoissés comme je ne l’aurai jamais cru. Mais ce qui me fit le plus mal fut les larmes de mon père, pourtant si rares. Je l’avais vu exécuter son propre frère de ses mains sans verser une larme. Mais pas le moment de flancher, je devais partir tout de suite ou je serais mariée dans l’heure. Mon ancienne servante et moi atteignîmes nos chevaux sans la moindre encombres jusqu’à ce qu’une voix hurle de nous rattraper, tout en injuriant les gardes d’être ( pas de censure, je vous en supplie, je ne vais que transmettre fidèlement ! ) des enfoirés de con incapable de reconnaître leurs cul même si ils l’ont sous les yeux. Pas de doute, mon fiancé voulait me récupérer. Enfin, je pensais plutôt qu’il voulait récupérer mon argent et son honneur. Que voulez vous, on ne peut pas changer un homme !

    -Dépêche toi, on est reconnue !

    -Je l’avais pas remarquer.

    Et je ne dis pas un mot de plus. Et oui, à force de ne monter qu’au pas, j’ai perdu l’habitude de galoper, aussi j’essayai de faire trois choses en même temps, ne pas avaler trop d’air, de faire gaffes à mes fesses déjà endoloris et aussi éviter les branche lourde de fruits qui surgissait à tout moment. Avant même que j’ai le temps de réagir, mon cheval avait tourné pour suivre Lysie. C’est seulement à ce moment que je compris que je m’en était trop vite remis aux mains de Lysie. Cette région me rappelais vaguement quelque chose, mais impossible de m’en souvenir. Pourquoi ma mémoire me fait elle t’en défaut en ce moment? J’avais toujours fait la fierté de mes parents avec ma mémoire d’éléphant… je devais être malade.


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